Dossier
Conflit israélo-palestinien : origines et enjeux
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Le conflit israélo-palestinien oppose, depuis plus d'un siècle, deux mouvements nationaux sur un même territoire. Il prend racine sous le mandat britannique (1917-1947), bascule avec le plan de partage de l'ONU de 1947 et la première guerre de 1948, puis se cristallise après la guerre de 1967. Sujet sensible, il est traité ici de façon factuelle et sourcée.
Note : ce dossier s'appuie sur la chronologie des Nations Unies. Il vise à exposer les faits établis et les positions en présence, sans prendre parti.
Les origines (1917-1947)
En 1922, la Palestine, ancien territoire ottoman, est placée sous mandat britannique par la Société des Nations. La puissance mandataire agit dans l'esprit de la Déclaration Balfour de 1917, qui envisageait « l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif ». Entre 1922 et 1947, l'immigration juive, venue surtout d'Europe de l'Est et accélérée par les persécutions nazies, s'intensifie. L'opposition arabe débouche sur une révolte en 1937 et un cycle de violences. En 1947, le Royaume-Uni confie le problème à l'ONU.
1947-1948 : partage et première guerre
L'ONU propose (résolution 181 de 1947) de partager la Palestine en deux États, l'un arabe, l'autre juif, et de placer Jérusalem sous régime international. En 1948, pendant la guerre qui l'oppose aux pays arabes voisins, l'État juif déclare son indépendance sous le nom d'Israël et prend le contrôle de 77 % du territoire mandataire, dont la majeure partie de Jérusalem. Selon l'ONU, plus de la moitié de la population arabe palestinienne s'enfuit ou est expulsée. La Jordanie et l'Égypte se partagent le contrôle du reste.
1967 : la guerre des Six Jours
Lors de la guerre de 1967, Israël occupe la bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, qu'il annexera par la suite. La guerre provoque un second exode palestinien. Le Conseil de sécurité adopte la résolution 242, qui pose les principes d'une paix durable : retrait israélien des territoires occupés, juste règlement du problème des réfugiés, fin de l'état de belligérance.
Le processus de paix des années 1990
Après la conférence de Madrid (1991), des négociations aboutissent en 1993 aux accords d'Oslo : reconnaissance mutuelle entre Israël et l'OLP, et création de l'Autorité palestinienne. Les questions de statut permanent (Jérusalem, réfugiés, frontières, colonies) devaient être réglées plus tard. Les négociations de Camp David (2000) et de Taba (2001) n'aboutissent pas.
Depuis 2000
La seconde Intifada éclate en 2000. Israël érige un mur de séparation en Cisjordanie, jugé illégal par la Cour internationale de Justice. En 2005, Israël retire ses colons et ses forces de Gaza tout en gardant le contrôle des frontières, des côtes et de l'espace aérien ; en 2007, le Hamas prend Gaza et un blocus est imposé. En 2012, l'Assemblée générale de l'ONU accorde à la Palestine le statut d'État non membre observateur. Les violences se sont poursuivies depuis, avec une escalade militaire majeure à partir d'octobre 2023 (source ONU).
Pour les notions employées ici, voyez le glossaire et la page Proche et Moyen-Orient.
Questions fréquentes
Quelle est l’origine du conflit israélo-palestinien ?
Elle remonte au mandat britannique sur la Palestine (1922-1947) et à la Déclaration Balfour de 1917, qui envisageait "un foyer national pour le peuple juif". L’immigration juive et l’opposition arabe nourrissent un cycle de violences, que le Royaume-Uni confie en 1947 à l’ONU.
Que s’est-il passé en 1948 ?
Après le plan de partage de l’ONU (résolution 181, 1947), l’État d’Israël déclare son indépendance en 1948. Pendant la guerre avec les pays arabes voisins, Israël prend le contrôle de 77 % du territoire mandataire ; selon l’ONU, plus de la moitié de la population arabe palestinienne s’enfuit ou est expulsée.
Qu’est-ce que les accords d’Oslo ?
Signés en 1993, ils établissent une reconnaissance mutuelle entre Israël et l’OLP et créent l’Autorité palestinienne. Ils prévoyaient de régler ultérieurement les questions de statut permanent (Jérusalem, réfugiés, frontières, colonies), restées non résolues.
Sources
- Histoire de la question de Palestine, Nations Unies (UNISPAL), 2024.